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 Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)

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Napo
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MessageSujet: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Sam 20 Jan - 19:35

Le titre est un peu trompeur, il ne s'agit pas seulement des arbres de nos pâtures, mais tout de même... Ce jeudi 18 janvier, j'ai eu l'immense chance de pouvoir suivre une formation à Supagro Montpellier, dont l'intitulé m'a tout de suite parlé : Services écosystémiques rendus par l'agroforesterie dans les territoires et les exploitations agricoles.
A aucun moment, ça ne parlait de chevaux, mais tout ce qui s'y est dit m'a apporté énormément de réponses.

Pour les plus motivés, je mets ici mes notes - 4 pages en pdf - qui ne donnent qu'un aperçu très partiel des différentes conférences. De fait, l'intégralité de la journée a été filmée et sera mise en ligne après montage sur le site de Supagro. J'ai donc noté uniquement ce qui me parlait particulièrement. J'ai aussi zappé les dernières conférences : une sur l'agroforesterie en zone tropicale, et la dernière sur les aides logistiques apportées aux agriculteurs. Un peu tous les volets de l'agriculture étaient présents : un céréalier, un viticulteur, des maraîchers, un éleveur. Dans le déroulement de la journée, on passait régulièrement d'un conférencier "scientifique" (la plupart membres de l'INRA) à un conférencier "pratique", de terrain (exploitant agricole), et j'ai beaucoup apprécié les ponts entre les deux, comment les agris s'intéressaient de près aux recherches théoriques, et comment les chercheurs allaient observer les expérimentations parfois heureuses des agris.

Pour les moins motivés, je ferai à la fin un petit résumé des points qui me paraissent fondamentaux dans notre optique : quel intérêt pour nos chevaux et nos pâtures ?

Bonne lecture...

-----------

1. Pierre Eric Lauri (INRA)
Le verger est en train de changer. Il faut en finir avec les vergers au sol nu, et planter tout ce qu'on peut au pied des arbres fruitiers : fleurs, aromatiques... cela favorise les insectes prédateurs des bio-agresseurs.
Durant les dernières années, on est passé du sol nu au verger enherbé, puis au "verger-système"
-> pour la protection des sols
-> pour l'apport d'azote (trèfle notamment)
-> pour le contrôle des bio-agresseurs
-> pour une multi-production intéressante.
Actuellement on expérimente avec plus ou moins de bonheur de belles associations :
ex : association olivier + artichaut, qui permet d'amortir l'irrégularité de production des oliviers.
Pour cela, il faut savoir collecter les connaissances empiriques, observer.
L'agroforesterie marche aussi en zone difficile (Afrique, Méditerranée...)

2. Christian Dupraz (INRA)

C. Dupraz montre la photo d'un arbre isolé au milieu d'une parcelle, avec tous les bovins serrés autour. C'est un exemple de contre-service rendu par l'arbre. L'agroforesterie, oui, mais pas n'importe comment. Ici, l'arbre unique favorise la promiscuité, et donc le développement des maladies.
La présence bien équilibrée des arbres peut aller jusqu'à la modification favorable du micro-climat. Elle augmente la fertilité des sols, les protège contre les grosses chaleurs, la perte des nitrates, séquestre du carbone : 100 arbres à croissance rapide absorbent une tonne de carbone /an.
Si on laisse le lierre, c'est un gros plus pour la biodiversité (notamment pour les oiseaux et les insectes).
Les CIMS : cultures intermédiaires multi-services. Toutes les associations ne fonctionnent pas toujours. Par exemple, le maïs sous les peupliers est toujours un échec. Parfois aussi, le rendement baisse, mais la qualité augmente.
L'équilibre est très difficile à maîtriser : un arbre déjà bien développé amène du fertilisant. Un arbre en pleine croissance pompe trop d'azote, et il en manque alors dans les cultures.
On a parfois des effets pervers lorsque l'on croit bien faire. Par exemple, ajouter de la matière organique fraîche peut réduire la matière organique ancienne, car on attire des bactéries et champignons qui mangent la matière organique du sol. Il faut donc se méfier de ce qui passe pour une évidence.
L'intervention se termine sur la photo d'un mur végétalisé (les halles d'Avignon) : en réalité, c'est purement esthétique, et sans les circuits d'eau (avec pompes électriques), ce mur ne tiendrait pas. Cela n'a rien d'écologique.

Cité lors des questions : Le jardin d'Aristée à Saint-Christol les Alès : http://www.jardinslanguedoc.com/parcs-jardins.php?jardin=6



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Napo
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Sam 20 Jan - 19:41

3. Pierre Pujos, céréalier dans le Gers (mon gros coup de cœur)

Le diaporama présente une terre victime de l'érosion après un orage : le champ est dans le fossé, sur la route. L'agriculteur a perdu son outil de travail à la faveur d'un orage... C'est la terre que Pierre Pujos a acquise il y a quelques années.
Avant le remembrement dans le Gers, on avait un système à trois cultures : les vaches, les céréales et la vigne, en bocage. Il n'y avait aucune érosion. Après le remembrement, ce système est devenu extrêmement fragile. On a donc la solution du problème : planter pour maintenir la terre.
Plutôt que de planter, Pierre Pujos suggère de laisser faire : réserver une bande de terre entre les cultures sur laquelle les arbres vont rapidement s'implanter. Ce sera des variétés locales, qui vont bien pousser parce qu'elles doivent être là.
Cependant, l'agroforesterie ne suffit pas. Elle est un plus, une aide pour lutter contre l'érosion, mais pas le principal levier. La règle n°1, c'est que les sols ne soient jamais à nu. Et si possible, ne jamais labourer. Par exemple, on peut alterner sur une parcelle blé et luzerne, et semer le blé sur le couvert végétal. Parfois les sols sont tellement dégradés qu'ils ne produisent plus rien. Il y a urgence à faire quelque chose, à trouver des solutions. Le sol n'a plus de fertilité, que de la fertilisation (chimique, la plupart du temps). Cette situation n'est pas normale. Pierre Pujos a fait le pari d'une agriculture céréalière biologique SANS fertilisants bio. Il faut que la terre retrouve elle-même sa propre fertilité. Le couvert végétal est l'élément essentiel de ce mécanisme, c'est sa décomposition qui nourrira la terre.

4. Fabien Liagre et Vincent Blagny :

Présentation par Fabien Liagre du projet PARASOL, financé par l'ADEM, car on veut mesurer l'impact sur le climat et le micro-climat. ( Voir : http://www.parasol.projet-agroforesterie.net/ )
Or les paramètres à prendre en compte sont très nombreux. Les parcelles évoluent vite, et tout compte : la météo, les variétés qu'on plante, l'âge des arbres etc. Ici, on s'intéresse essentiellement aux éleveurs.
Fonction fourragère des arbres très intéressante.
Le pied des arbres est-il toujours bien vert et fourni ? Oui, si le printemps a été arrosé (l'arbre a gardé l'humidité de la terre), non si le printemps a été sec (l'arbre a fait concurrence à l'herbe) : encore une fois, tout est affaire d'équilibre, et avec les arbres, il n'est pas simple à trouver.
L'effet de l'arbre sur le micro-climat a été mesuré par sonde, sur une même parcelle, en posant les sondes dans la zone arborée et dans une zone en plein soleil. En été, les écarts de températures vont jusqu'à 5°, et jusqu'à 3° au printemps. Partant de ce constat, on a mesuré le bien-être animal sur un lot de brebis, en se fixant sur les manifestations habituelles de ces animaux (secouer la tête, remuer la queue) + la production laitière. Si les arbres sont nombreux, le bien-être augmente sauf sur un point : la présence gênante des insectes.

Ces mesures ont un intérêt économique capital pour l'éleveur : au dessus de 28°, une élévation de température de 2° peut générer une perte de lait allant jusqu'à 1650 litres en un mois sur un troupeau de 50 vaches, ce qui se traduit par une perte d'environ 500 € pour l'éleveur. De fait, un stress même léger influe sur la production. Toutes les zones arborées sont clairement celles dans lesquelles les animaux sont les moins stressés. Le stress joue aussi sur la qualité du lait.

Vincent Blagny, éleveur de volailles Label Rouge dans le Gers, présente son exploitation (http://aviculture.reussir.fr/actualites/agroforesterie-dans-le-gers-le-poulet-et-les-arbres-font-bon-menage:M7T9C91L.html).
Implanté sur 130 hectares de terres calcaires superficielles, très érodées, usées. Le label rouge impose la plantation de haies. C'est à cette occasion que Vincent Blagny a découvert l'intérêt de l'agroforesterie. Avec la présence des arbres, les poulets grandissent mieux : cela peut aller jusqu'à
38 grammes par poulet. Mais l'économie est surtout générée par l'alimentation des poulets, qui représente la part la plus importante du coût de production. Avec des parcelles arborées, c'est 500 kg d'aliments en moins, pour environ 150 kg de viande en plus sur trois mois.
Si les arbres sont bien répartis, les poulets se déplacent plus, utilisent mieux l'espace, et ont beaucoup moins de maladies. Les antibiotiques ne sont utilisés qu'en cas d'urgence extrême, et sont remplacés par des probiotiques. Autre avantage non négligeable : l'arbre absorbe les déjections des poulets, et participe donc à l'épuration des sols. Mais les parcelles doivent pouvoir rester 2 mois sans que les poulets n'y viennent, d'où l'importance d'avoir suffisamment d'espace.
Le dernier avantage, c'est le plaisir, pour l'agriculteur, de travailler au milieu de bêtes heureuses et en bonne santé, ainsi que l'aspect marketing : lorsqu'un client vient directement sur la ferme, il préfère voir un poulet gambader dans un bois qu'entassé dans un hangar.
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Napo
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Sam 20 Jan - 19:45

5. Sylvie Monnier (Arbres champrêtres et agroforesteries - Auvergne) :

Voir : http://afac-agroforesteries.fr/
L'arbre bocager, qui fait peu de tronc et beaucoup de branches, reste difficile à valoriser, même si c'est un peu moins vrai depuis l'arrivée des déchiqueteuses. Chaque région droit trouver quel arbre est plus intéressant. Il faut savoir observer les arbres. Par exemple, s'il y a beaucoup de vent, les arbres poussent en cônes et sont moins larges. Si on fait un têtard (coupe rase), on peut donner beaucoup de force à l'arbre.
Hors conférence : les branches, utilisées comme fourrage, ont une excellente valeur nutritive. Il faut couper les branches après le 15 août quand la sève commence doucement à redescendre. De plus, cela permet de nourrir les animaux quand la sécheresse a tout grillé dans les pâtures.


6. Marie Gosme (INRA) :

Le point sur les parcelles de Restinclières et Maugio suivies par l'INRA : rendement très décevant. Sur ces parcelles, et selon les variétés de blés, on a des pertes de rendement qui vont de 8 à 80%, du fait de la concurrence pour l'eau, les nutriments, la lumière et la place. Il y a 4 zones observées : une zone de peuplier, et une zone de frêne sur Restinclières ; une zone d'oliviers denses et une zone d'oliviers taillés sur Maugio. En moyenne, on atteint 50% de rendement en moins. La zone d'oliviers dense est la plus difficile. Il faut retenir que l'agroforesterie donne surtout des résultats très différents selon les variétés, certaines n'était pas du tout faites pour pousser à l'ombre par exemple. Mais il faut aussi noter
- que sur les parcelles, les blés sont cultivés en agriculture conventionnelle, ce qui n'est peut-être pas la meilleure idée.
- que si les blés témoins s'en sortent mal, les arbres, eux, semblent tirer leur épingle du jeu. En 4 ans d'observation, les oliviers ont très bien produit. Il faudrait cependant plus de recul (plus que 4 ans) pour vérifier ce point).
- dans tous les cas, ces parcelles demandent très peu au niveau irrigation, engrais, pesticides etc.

7. J.P Sarthou : Auxiliaires entomophages et contrôle des ravageurs

Les ravageurs mangent les cultures, mais peuvent être mangés par leurs ennemis naturels. Simplifier les paysages, c'est baisser notre contrôle sur les ravageurs. Plus le paysage est divers, plus on a d'ennemis naturels. Mais là encore, il y a un équilibre très difficile à trouver. Les arbres et les haies peuvent amener plus de ravageurs, et on doit alors attendre que les ennemis naturels arrivent suffisamment nombreux pour les combattre (exemple typique : avec des haies, il y a plus de limaces. Il faut attendre qu'il y ait plus d'oiseaux pour qu'un équilibre soit trouvé).

Au final, on note que la variable la plus importante, ce n'est pas la présence d'arbres et de haies, c'est l'absence de labour. Labourer, c'est tuer une grande partie des ennemis naturels des ravageurs.

8. Sylvaine Simon :
Les vergers devraient être un lieu idéal pour développer l'agroforesterie, mais ce n'est pas le cas car ils sont traités de façon très chimique, les supermarchés réclamant de "beaux" fruits. Cependant, on peut gérer un verger de façon plus écologique, grâce à la biodiversité. Là encore, avec les arbres il faut être très prudent. Par exemple, l'aubépine favorise la présence de certaines bactéries néfastes. Il faut une approche globale de la parcelle.

9. Clodéric Prades, viticulteur bio dans le Gard

Les paysans ont besoin que l'information soit diffusée. Il faut que les chercheurs pensent à déposer leurs travaux sur le web, où les agriculteurs vont maintenant les chercher. C'est en faisant ses propres recherches que Clodéric Prades a voulu implanter des arbres dans ses vignes. Mais quels arbres ? Tout ne fonctionne pas avec la vigne. Par exemple; l'olivier a des racines horizontales, pour s'implanter là où il n'y a pas de sol. Pas bon pour la vigne.
L'angoisse du viticulteur, c'est que l'arbre empêche la vigne de pousser : il faut implanter l'arbre après la vigne, seulement quand elle est bien installée, et laisser par prudence au moins 3 mètres entre l'arbre et la vigne.
On manque encore de recul sur l'impact de l'agroforesterie sur la vigne, l'expérience de Clodéric Prades étant encore assez isolée.

10. François Warlop : les vergers maraîchers

Présentation du projet SMART (voir http://www.agroforesterie.fr/smart-systemes-maraichers-agroforestiers.php). Au départ, l'association verger + maraîchage permettait à de jeunes agriculteurs qui s'installaient sans avoir beaucoup de terrain de rentabiliser au maximum une petite parcelle. Environ 150 parcelles sont suivies dans le cadre du projet SMART, un peu partout en France. Chaque participant tente d'observer
- quels effets sur la biodiversité de la parcelle
- quel effet sur les rendements
- quel impact sur le travail.
L'observatoire agricole de la biodiversité propose des protocoles de comptage, que l'on peut utiliser. Là encore, la règle est de trouver l'équilibre entre les ravageurs et les prédateurs, qui sont tous attirés par les arbres.

Un comptage des vers de terre a été effectué sur une vingtaine d'exploitations. Les données recueillies sont éloquentes : les vers de terres ont été trouvés en très grande abondance chez un maraîcher sur BRF et sans labour. En revanche, sur une parcelle pilote avec des arbres mais un sol travaillé, il n'y en avait quasiment aucun.
Plus que l'arbre, c'est donc, encore une fois, l'absence de labours qui joue.

En résumé : Quelles alternatives aux pesticides ?
- beaucoup de variétés de cultures
- absence de labour
- attirer les nuisibles en acceptant de sacrifier une culture pour en sauver une autre
- rechercher un état d'équilibre.

11. Nicolas Verzotti, arbo-maraîchage dans le 84

Voir http://www.lafermeducolibri.fr/

Les haies d'arbres, en plus d'amener une nouvelle culture, aident à organiser les planches et l'ordre des semis.
Les constats sont cependant les mêmes : l'arbre n'amène pas tout.

Mes commentaires et ma petite synthèse perso un peu plus tard...
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Napo
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Dim 21 Jan - 15:39

Et pour tous ceux qui n'auront pas le courage de lire la longue page au dessus, le petit résumé de ce qu'il faudrait retenir :

Les arbres, c'est super, mais ce n'est pas la panacée :
Pour les pâtures :

L'arbre joue finalement un rôle moins déterminant pour la fertilité des sols que d'autres pratiques, comme l'absence de labour, le maintien d'un couvert végétal, le maintien d'une grande biodiversité, trois composantes essentielles de la fertilité.
Toutefois, il faut laisser beaucoup d'arbres dans nos pâtures, pour la pénétration de l'eau, pour leur influence sur le micro-climat, pour éviter l'érosion. Choisir des arbres locaux uniquement, ils pousseront beaucoup mieux.
Si la pâture est semée et fauchée mécaniquement, laisser pousser les arbres uniquement sur des lignes entre les zones où passeront les machines. Dans le cas d'une prairie naturelle non travaillée, veiller à bien répartir les arbres, pour que les chevaux ne stationnent pas tous sous un seul arbre.

Pour les chevaux :
C'est sur le bien-être animal que l'arbre est finalement le plus utile (pour des chevaux qui vivent au pré H24 notamment). La présence d'arbres suffisamment nombreux fait baisser le stress.
De plus, l'arbre offre un aliment intéressant. Les plus avantageux : saule, mûrier, robinier, orme, peuplier, tilleul, noisetier, frêne, bouleau... Couper les branches à la fin de l'été, après le 15 août, et les donner à la place du fourrage, ou les faire sécher tête en bas pour donner les feuilles en hiver. Si on coupe au printemps, on arrête la croissance des arbres. Si on coupe à l'automne, c'est beaucoup moins nutritif.


Dernière édition par Napo le Dim 21 Jan - 20:50, édité 1 fois
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Mysou
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Dim 21 Jan - 20:03

Merci pour ces infos Napo
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clandestinette
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Dim 21 Jan - 20:25

Pour le moment je n'ai lu que le petit résumé lol
A l'aspect bien-être et nourriture moi je rajouterai l'aspect confort pour les gratouilles ... Hidalgo se jette systématiquement sur les arbres du paddock pour se gratter quand il rentre du pré.
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mirza
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Mer 24 Jan - 7:48

J'ai pas encore pris le temps de tout lire (mais je vais le faire bien entendu), juste un détail sur le résumé :

Citation :
De plus, l'arbre offre un aliment intéressant. Les plus avantageux : saule, mûrier, robinier, orme, peuplier, tilleul, noisetier, frêne, bouleau... Couper les branches à la fin de l'été, après le 15 août, et les donner à la place du fourrage, ou les faire sécher tête en bas pour donner les feuilles en hiver. Si on coupe au printemps, on arrête la croissance des arbres. Si on coupe à l'automne, c'est beaucoup moins nutritif.

Attention, surtout pas de robinier pour les chevaux quand-même, LOL !
(En fait je te conseille même d'éditer pour le rajouter, parce que le robinier c'est tout de même vachement toxique pour les chevaux. J'avais fait la même remarque à la lecture du bouquin sur les arbres fourragers où il est cité aussi — tout comme le chêne pédonculé, et même l'érable sycomore si mes souvenirs sont bons...)
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Nuts
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Mer 24 Jan - 9:47

Je reviendrai commenter plus tard aussi...
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Napo
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Mer 24 Jan - 13:45

mirza a écrit:
Attention, surtout pas de robinier pour les chevaux quand-même, LOL !

Aaaah, c'est bien ce qui me semblait ! J'ai été surprise (très surprise) par certains arbres cités dans les fourrages potentiels. Par exemple, j'ai trouvé le lentisque. Y'en a plein dans mon pré, et garanti, les chevaux ne risquent pas d'y toucher, avec cet horrible goût de térébenthine !

Hâte de lire tes commentaires, Nuts. Je précise que j'ai noté tout ce qui me parlait, mais bien sûr, y'a plein plein de choses avec lesquelles je ne suis pas du tout du tout d'accord, hein.
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mirza
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Jeu 25 Jan - 11:36

Le lentisque, pour les éleveurs de chèvres p.ex., c'est considéré comme un fourrager au top. Ils ont du mal à comprendre que les chevaux n'en veuillent pas ! Par contre les miens en mangent un peu (toutefois, je n'ai jamais été renifler un pistachier lentisque mais ce n'est pas le même que le pistachier térébinthe, hein ).
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MessageSujet: Re: Les arbres dans nos pâtures (compte-rendu de formation)   Jeu 25 Jan - 14:32

Citation :
pistachier lentisque mais ce n'est pas le même que le pistachier térébinthe, hein
Il se trouve que j'ai les deux dans mon pré. On m'a expliqué les différences, avec celui qui perd une partie de ses feuilles et celui qui ne les perd pas, celui qui fait de petites boules rouges etc., mais je ne me rappelle jamais lequel est le lentisque, lequel est le térébithe.
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