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 LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX

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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Mer 16 Oct - 7:03

Bonjour ,

C'est moi qui vous remercie pour cet excellent sujet .
Je suis très étonnée, et j'en suis ravi de l'apprendre .
Merci à vous

Très Amicalement

Nevada120
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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Ven 1 Nov - 16:34

Je connais un cheval de 37 ans qui est maigre comme un clou...
Je ne sais pas si il mangerait de La graine de Fenugrec.
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oskarnika
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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Dim 3 Nov - 11:34

Nevada120 a écrit:
Je connais un cheval de 37 ans qui est maigre comme un clou...
Je ne sais pas si il mangerait de La graine de Fenugrec.
Pour un cheval, 37 ans est un grand âge et sa maigreur est certainement due à une fonte musculaire courante chez les sujets âgés.

Tu peux lui donner du Fenugrec en graines pulvérisées à raison de 30 grammes par jour mais l'important est qu'il soit à jour dans sa vermifugation.

Voila ce que je puis te dire, Dakota.
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oskarnika
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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Sam 19 Juil - 15:52





ANIS VERT. Pimpinella Anisum. Umbelliferae.



L'origine géographique de l'Anis vert s'étend de la Mésopotamie à l'Arabie jusque dans la vallée du Nil, il s'est répandu au fil du temps dans tout le bassin méditerranéen dont les iles de Crête, Chypre, Malte et le sud européen.

L'histoire intéressante de cette plante mérite bien un développement détaillé :

Depuis la haute Antiquité, l'Anis vert était connu des Égyptiens et des Grecs pour l’aromatisation des vins et de la cuisine.

Dans l’Égypte ancienne, la graine d'Anis était employée, mêlée à d'autres épices, dans les rites de momification des entrailles qui étaient séparées du corps et mises à part dans des vases canopes.

Cette graine fut vite appréciée pour ses propriétés digestives, mais aussi aphrodisiaques (cette dernière vertu est assez controversée...), les Crétois parfumaient à l'Anis des vins très chargés en alcool.

Comme en Grèce, l'Anis aromatise aussi les vins de la Rome antique et les pâtisseries, aidant ainsi à éviter les indigestions dues aux plantureux repas pris en position allongée (voila un style de vie bien enviable, on était loin du fast-food...!)

Au premier siècle de notre ère en Grèce, le médecin Dioscoride (40-90) accordait, dans son œuvre "De materia medica" une nette préférence à l’Anis venant de Crète et d’Égypte pour leurs qualités médicinales et la pureté de son essence.

L'Anis est mentionné avec la menthe et le cumin dans l’Évangile selon Saint Matthieu concernant la loi Mosaïque relative aux dîmes versées par les Pharisiens à l'empereur Tibère.

En l'an 52 de notre ère, en Gaule vaincue à Alésia, le général romain Flavinius se voit offrir par César une colline située en contre-haut de la rivière Ozerain pour y fonder la cité Gallo-Romaine de Flavianiacum devenue Flavigny sur Ozerain.

Les armées romaines ayant rapporté de leur province orientale de Syrie de nombreuses épices, ils acclimatèrent l'Anis Vert dans cette partie de la bourgogne aux coteaux ensoleillés.

Des moines Bénédictins, lors de la fondation de l'Abbaye St Pierre de Flavigny sur Ozerain en 719, fondèrent une fabrique de pastilles en utilisant l'Anis rapporté au début de notre Ère par le voyageur romain Flavius.

Les "Anis de Flavigny" sont des petites pastilles élaborées à partir d'une graine d'Anis vert enrobée de sirop de sucre aromatisé; elles sont encore fabriquées sur leur lieu d'origine et appréciées pour leurs vertus digestives.

Au IX ème siècle, Charlemagne (747-814) ordonna, dans l'acte législatif "Capitulare de Villis vel curtis imperialibus", rédigé par le moine Alcuin d'York que l'Anis vert soit cultivé à des fins médicinales parmi 75 plantes indispensables à la composition des "Herbulari" des monastères.

Hildegarde de Bingen (1098-1179) Abbesse Bénédictine, médecin et botaniste, préconisait, en son abbaye de Bingen-Rüdesheim, l'Anis Vert dans les états nauséeux et les coliques spasmodiques.

En l'an de grâce 1263, la Corporation des "Anysetiers" était enregistrée au Châtelet sur le Grand Livre des Métiers par Etienne Boileau, Prévost de Paris. Ses membres étaient à la fois des médecins et des apothicaires qui mettaient leur connaissance approfondie des propriétés de l'Anis au service de la médecine de l'époque.

En 1319, le roi Edward II établit une charte des guildes regroupant les 109 corporations de la Cité de Londres sous le nom de "Vénérables Compagnies"; la guilde des épiciers (au sens de grossistes en épices) devait s’exonérer de taxes exorbitantes sur le poivre et l'Anis afin d'aider à la reconstruction du London Bridge après un gigantesque incendie; le commerce de l'Anis Vert était encore, en 1453, sous la surveillance étroite de la Compagnie des Épiciers de Londres.

L'essence d'Anis entre dans la préparation de l’Élixir Parégorique (teinture d'opium benzoïnée) qui était utilisé pour calmer les spasmes coliques en régulant la formation de gaz intestinaux (carminatif).

PARTIE UTILISÉE :

Semence pulvérisée (réduite en poudre grossière).

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Carminatif (régule la formation des gaz intestinaux), calmant des toux sèches quinteuses, Diurétique, Galactogène (favorise la sécrétion lactée).

INDICATION MAJEURE CHEZ LE CHEVAL :

Pour les chevaux, qui peuvent se révéler être de véritables "usines à gaz", son utilisation s'affirme très précieuse en régulant la formation des gaz intestinaux dans les cas de météorisation pouvant entrainer des coliques à répétition dues à la présence massive de gaz dans le cæcum et le colon.

Très utile également dans les cas de toux sèches survenant par quintes à répétition.

Il est évident que ces pathologies doivent considérées par un praticien si elles deviennent récurrentes ou durables.

DOSE USUELLE :

20 à 30 grammes par jour de poudre de semences dans la ration jusqu'à cessation des symptômes.

PRINCIPES ACTIFS :

Polysaccharide, Flavonoïdes, Glucoside de l'Acide Para-Hydroxybenzoïque, Pinène, Limonène, Linalol.

Huile Essentielle : Anéthol (80 à 90p.cent), Methyl-Chavicol (0,5p.cent), Estragole, Alpha-Terpinéol, Aldéhyde Anisique, p-Methoxy-Acétophénone, Gamma-Himachalène.



Dernière édition par oskarnika le Mar 26 Aoû - 12:01, édité 1 fois (Raison : edit img)
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Napo
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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Sam 19 Juil - 19:54

Efficacité testée : mes 2U en ont eu une bonne cure, mélangée à d'autres plantes (fenouil et basilic notamment), et ça fonctionne vraiment bien.
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oskarnika
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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Dim 20 Juil - 13:48

Napo a écrit:
Efficacité testée : mes 2U en ont eu une bonne cure, mélangée à d'autres plantes (fenouil et basilic notamment), et ça fonctionne vraiment bien.

Merci pour ton intéressant témoignage, Napo !
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oskarnika
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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Mar 26 Aoû - 10:30

Blutweiderisch  





SALICAIRE COMMUNE. Lythrum Salicaria. Lythraceae.



©Meine Naturfoto


La Salicaire est aussi appelée "Herbe aux coliques", ce nom évocateur la désigne comme une plante particulièrement utilisée, en médecine populaire, contre les diarrhées.

Les diarrhées du cheval pouvant revêtir différentes étiologies : anxiété et stress après un changement d'écurie, changement d'alimentation, mise à l'herbage au printemps, stress du transport, verminose, abreuvement abondant et trop froid après un effort, etc..., elles peuvent également être douloureuses ou pas.

Il est donc important de les considérer avec beaucoup d'attention; si les symptômes persistent ou deviennent récurrents, il est prudent de faire appel à un praticien afin d'adapter un traitement judicieux.

PARTIE UTILISÉE :

Sommités fleuries séchées et pulvérisées.

PROPRIÉTÉS :

Astringente et anti-diarrhéique par effet antisécrétoire.
Antiinflammatoire et antiseptique intestinal.
Antispasmodique : régule le péristaltisme intestinal sans pour autant le stopper.

PROPRIÉTÉS CONJUGUÉES DANS L'INDICATION :

► Action anti-diarrhéique :

Elle est due principalement à la présence importante de tanins galliques dont l’œnothéine B et de tanins ellagiques dont Vescalagine et Castalagine.

De par leur hydrosolubilté, ces composés tanniques s'assimilent  immédiatement au tractus digestif pour un effet rapide, donc une prompte efficacité.

► Actions détoxifiantes et antiinflammatoires :

Les Anthocyanes et Anthocyanosides sont antioxydant, ils permettent de detoxifier le tube digestif (intestin grele et colon) en procédant à une levée du stress oxydatif hépatique.
Les hétérosides flavoniques procurent un effet antiinflammatoire en favorisant la circulation mésentérique, et par là-même l'évacuation de l’œdème inflammatoire veineux, en renforçant les fonctions valvulaire de l'arborescence veineuse.
Les Triterpènes contenus dans les fleurs sont également antiinflammatoires et antioxydants : acide Oléanolique, acide Ursolique.

► L'action sédative et antispasmodique :

Les Flavonoïdes et glucosides de Flavones : Orientine, Vitexine, confèrent à la plante des propriétés sédatives, un effet antispasmodique et tranquillisant.


DOSES USUELLES :

30 à 40 grammes de fleurs séchées et pulvérisées par jour.


COMPOSANTS ESSENTIELS DANS L'INDICATION :

► Tanins galliques dont l’œnothéine B (Ellagitanin macrocyclique).

► Glucosides d’Ellagitanins :

Vescalagine, Castalagine, Pedunculagine, Salicarinine.
Anthocyanosides, Anthocyanidols.

► Glucosides de flavones :

Orientine, Isoorientine, Vitexine, Isovitexine, Polyphénols.

► Triterpènes :

Acide Oléanolique, acide Ursolique.

► Silice.


©2020



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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Mer 25 Fév - 14:12







CAROUBE. Ceratonia Siliqua. Fabaceæ.





Franz Eugen Köhler atlas dok.



Inflorescences femelles





Gousses torréfiées





Gousses en végétation




Gousses mures




Le Caroubier est originaire de la vallée de l'Euphrate (aujourd'hui la Syrie); il est très répandu dans toutes les régions méditerranéennes, en Afrique ainsi qu'au Mexique et aux Philippines où il a été introduit par les Espagnols.

Le papyrus Ebers, traité médical écrit 1500 ans avant notre ère sous le règne d'Amenhotep Ier, cite l'usage de la Caroube dans les affections diarrhéiques.

Dans le livre XIII de son œuvre "De Naturalis Historiae", le naturaliste Romain Pline l'Ancien (23-79) décrit avec précision la Caroube sous le nom de "Ceronia Siliqua".



Dénuée de caféine, la gousse de Caroube est très nutritive pour les chevaux sans être excitante.

Si la Caroube est donnée en farine, il est prudent de la choisir tamisée car les cosses grossièrement concassées et trop dures ont tendance à provoquer des lampas chez le cheval en s'insinuant entre le collet dentaire et la gencive.

Il est à noter que la farine peut provoquer des obstructions œsophagiennes si elle est mal mélangée à la ration ou ingérée trop rapidement.


PARTIE UTILISÉE :

Gousse entières torréfiées et pulvérisée.


PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Anti-diarrhéique, gastro-protecteur, laxatif léger, nutritif énergétique.


INDICATIONS USUELLES :

Chevaux amaigris, Convalescence, Diarrhées, Gastralgies.

Faisant l'objet de diverses étiologies, un amaigrissement subit ou chronique doit faire l'objet d'un examen médical.


DOSE USUELLE :

La dose est fonction de sa destination thérapeutique :

200 à 250 grammes par jour en moyenne.


PRINCIPAUX COMPOSANTS :

Amidon,  Latex, Cellulose, Eau, Fibres, Mucilage,  Protéine, Saponine, Sucre 45 % (Fructose, Glucose), Tannin,  Tocophérol, Pectine.

Oligo-éléments : Calcium, Phosphore, Magnésium, Silicium, Fer.

Acides organiques : Acide Benzoïque, Acide Méthanoïque, Acide Palmitique, Acide Stéarique, Acide Tannique.

Acides aminés : Alanine, Arginine, Aspartate, Glutamate, Glycine,Histidine, Isoleucine, Leucine, Lysine, Méthionine, Phénylalanine, Proline, Sérine, Thréonine,Tyrosine, Valine.



© 2020





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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Dim 1 Mar - 21:50

Merci, merci, c'est toujours un régal d'apprendre tout ça... enfin, de le lire, "apprendre" est un bien grand mot!
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oskarnika
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MessageSujet: Re: LES PLANTES UTILES AUX CHEVAUX   Mer 2 Sep - 12:07

Echte Ringelblume









SOUCI OFFICINAL. Calendula Officinalis. Asteraceæ.





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Cette plante est surtout connue en phytothérapie sous son nom latin "Calendula", cette appellation provient également du latin "Calenda", elle est due au fait que cette plante fleurit dès les premiers jours des cycles lunaires, nommés anciennement "Calendes Lunaires".

L'appellation "Souci" est issu du latin "Solsequium", signifiant littéralement "[Qui] suit le soleil" car, à l'instar des Pissenlits, Pâquerettes et autres Astéracées, ses fleurs s'épanouissent à l'aurore et se ferment au crépuscule (phototropisme).

Le Souci est originaire des Carpates d'où les Thraces du Sud le diffusèrent en Grèce, en Anatolie et dans les Sud-Est méditerranéen; les Thraces du Nord l'ont acclimaté dans le Nord Européen au fil du temps.

Cette plante était déjà utilisée en Égypte depuis la Haute Antiquité; dans le temple d'Isis, situé dans l’île égyptienne de Philæ, datant du IVe siècle avant notre ère, des archéologues anglais ont découvert des papyrus décrivant une formule destinée aux soins de la peau.

Cette formule, contenant une quantité importante de fleurs de Soucis, a été reconstituée et fabriquée sous l'appellation "Eau de Philæ"; elle est encore aujourd'hui utilisée dans les soins cutanés.

Dans son œuvre "De Naturalis Historiæ", le naturaliste Pline l'Ancien nomme cette plante "Khahtha" et la préconise dans les soins de la peau.

Hildegarde de Bingen, dans son œuvre "Liber subtilitates divinum creaturæ" datant du XIIème siècle utilisait le Souci dans les affections du cuir chevelu et contre les démangeaisons dues aux piqûres d’insectes.

Au XIIIème siècle, Albrecht von Bollstädt alias "Albert le Grand", préconise également le souci contre les démangeaisons occasionnées par les piqures d'insectes, dans son livre "De Vegetabilibus".

Au XVIème siècle en Italie, dans son œuvre botanique "Commentarii in libros sex Pedacii Dioscoridis", le médecin Mattioli de Trente préconisait le collyre de fleurs de Souci dans les affections inflammatoires oculaires.

Au XIXème siècle, l'abbé Zebastian Kneipp, dans sa méthode naturelle "Das große Kneippbuch", recommande le Souci en dermatologie.

Le Souci est très utilisé de nos jours en dermatologie sous son appellation latine de "Calendula Officinal".


PARTIE UTILISÉE :

Pétales de fleurs récoltées en pleine éclosion en Juin/Juillet.

Le capitule du Souci Officinal (fleur entière) étant dix fois plus concentré en composants actifs dans les fleurons ligulés de la périphérie (pétales) que dans les fleurons tubulés du centre ("cœur"), on doit toujours utiliser uniquement les pétales pour un maximum d'efficacité.

PRÉPARATIONS GALÉNIQUES :

Macérat aqueux, digesté aqueux ou macérat hydroalcoolique de pétales.

En cas d'usage d'une préparation hydroalcoolique, la teneur en alcool ne doit pas être supérieure à 15°.

A conserver au réfrigérateur.

Réservé à l'usage externe.

APPLICATION :

Appliquer deux fois par jour sur les lésions.

INDICATIONS USUELLES :

Par l'action de ses nombreux composants agissants en synergie, le Souci Officinal opère diverses actions qui lui confèrent des qualités majeures dans les affections cutanées aiguës ou chroniques.

Plaies superficielles, retard de cicatrisation, brûlures superficielles chez les sujets photosensibles, lésions inflammatoire dues aux végétaux urticants ou aux insectes, lésions prurigineuses diverses, contusions.

Apaise le prurit de grattage dans les dermatites saisonnières dues aux piqures de moustiques et autres insectes piqueurs.

MODE D'ACTION :

La propriété essentielle du Souci Officinal réside dans son action antiinflammatoire, non agressive et efficace.

MOLÉCULES ACTIVES ESSENTIELLES DANS L'INFLAMMATION :

Le Faradiol libre, ses esters triterpène-diol Faradiol-3-myristate, Faradiol-3-palmitate, Faradiol-3-laurate et Ψ(psi)-taraxasterol-3, les saponosides triterpéniques Hélianol, Héliantriol, α-Amyrine et β-Amyrine, Arnidiol, Ursadiol, Calenduladiol sont anti-inflammatoires et antiœdémateux.

Ils agissent par suppression de l'inflammation et de l'infiltration lymphocytaire; leur qualité lipophile leur permettant de mieux pénétrer la barrière cutanée, ils sont d'autant plus efficaces qu'ils agissent en profondeur.

Cette association moléculaire possède, en unité de base identique, le même effet que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) Indométhacine et Ibuprofène.

► Le processus, simplifié, aboutissant à la réaction inflammatoire en cascade est le suivant :

La réaction inflammatoire, déclenchée dans le but de lutter contre une agression extérieure, débute par l'action de deux principales enzymes : la Cyclo-Oxygénase (COX-2) et la Lipo-Oxygénase (LOX-5).

L'acide Arachidonique, acide gras polyinsaturé (ω-6) libéré lors de l'induction d'une enzyme, la phospholipase A2 (PLA2) agit sur les acides gras de la membrane cellulaire pour, entre autre, activer la cicatrisation, atténuer les réactions allergiques et améliorer la réponse immunitaire.

Lors d'une inflammation, l'acide Arachidonique sert alors de substrat :

• Soit à la Cyclo-Oxygénase inductible (COX2), ce qui produit des Prostaglandines.

• Soit à la 5-Lipo-Oxygénase (LOX-5), ce qui produit des Leucotriènes.

Les Prostaglandines et les Leucotriènes sont deux groupes de médiateurs lipidiques responsables de l’augmentation de la perméabilité vasculaire, de la vasodilatation, de la formation d’œdème, du prurit local, et de l'hyperthermie locale qui sont les caractéristiques de l'inflammation.

Les phénomènes inflammatoires ainsi observés sont donc : rougeur locale, œdème, prurit et sensation de brulure locale.

Pour résumer, l'activité anti-inflammatoire du Souci Officinal s'opère par l'inhibition de la cyclo-oxygénase (COX-2) et la lipo-oxygénase (LOX-5) qui sont les deux principales enzymes responsables en amont de la réaction inflammatoire.

► A ces composants viennent s'ajouter d'autres molécules très intéressantes à plusieurs titres :

La Quercétine, un flavonoïde pigmentaire responsable de la couleur orangée du Souci Officinal, opère également une action antiinflammatoire renforcée par une action antioxydante et antihistaminique.

Les mucilages. L'infiltration inflammatoire épidermique formant une plaque rouge plus ou moins infiltrée, rendant la peau épaissie par perte de souplesse, est aussi source de démangeaisons; les mucilages émollients contenus dans les pétales permettent la réhydratation de l'épiderme desséché par le grattage, le stress oxydatif et l'action des insectes piqueurs.

Les Sesquiterpènes, Cadinène, Cadinol et alpha-Cadinol possèdent également des vertus antiprurigineuses et antiinfectieuses.

Les Caroténoïdes-α, β, , δ et ε contribuent à la restauration de l'épiderme, à la repousse du poil et à la protection des téguments cutanés des effets des U.V.

INDICATIONS USUELLES :

Par l'action de ses nombreux composants agissants en synergie, le Souci Officinal opère diverses actions qui lui confèrent des qualités majeures dans les affections cutanées aiguës ou chroniques.

Plaies superficielles, retard de cicatrisation, brûlures superficielles chez les sujets photosensibles, lésions inflammatoire dues aux végétaux urticants ou aux insectes, lésions prurigineuses diverses, contusions.

Apaise le prurit de grattage dans les dermatites saisonnières dues aux piqures de moustiques et autres insectes piqueurs.

COMPOSANTS PRINCIPAUX :

Acide Caféïque, acide Vanillique, acide Coumarique, acide Gentisique, acide Salicylique, acide Laurique, acide Myristique, acide Palmitique, Auroxanthine,  Alpha-ionones, Béta-amyrine, Béta-ionones, Cadinol, Caroténoïdes-α, β, ૪, δ et ε,  Dihydroactinidiolide, Esculétine, Faradiol libre et esters triterpeniques, Flavoxanthine, Helianol, Isorhamnétol, Isorhamnétine, Loliolide, Lupéol, Lutéines, Luteoxanthine, Lycopènes, Mucilages, Ombelliferone, Phytostérols, Quercétine, Quercétol, Rubixanthines, Scopolétine, Taraxastérol.


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